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EBITDA ajusté : les sept retraitements qu’on vous demandera de justifier
En entretien de Transaction Services, la question arrive presque toujours dans le premier quart d’heure : « Quels retraitements appliqueriez-vous à l’EBITDA de cette cible ? ». La réponse attendue n’est pas une liste récitée, mais un raisonnement : qu’est-ce qui, dans la performance affichée, ne se reproduira pas ?
Le principe : normaliser, pas embellir
Un retraitement se justifie par un critère simple : l’élément est-il non récurrent, non lié à l’exploitation, ou comptabilisé à des conditions hors marché ? Si la réponse est non aux trois, il reste dans l’EBITDA — même s’il arrange le vendeur de l’en sortir.
Les sept retraitements les plus discutés en mission
- Honoraires exceptionnels liés à la transaction
- Litiges et provisions non récurrentes
- Rémunération du dirigeant hors conditions de marché
- Loyers intragroupes sous-évalués
- Effets de change ponctuels
- Charges de restructuration
- Effets de périmètre (acquisitions et cessions en cours d’exercice)
À retenir : en entretien, chaque retraitement doit être défendu dans les deux sens. Un bon candidat sait aussi expliquer pourquoi il refuserait un ajustement proposé par le management.
Comment le sujet tombe en entretien
Le cas type : un P&L simplifié sur trois exercices, une liste d’événements en annexe, et vingt minutes. Le piège classique est le loyer intragroupe sous-évalué — le candidat qui ne le repère pas perd le fil du bridge vers la dette nette. Le Volume 1 y consacre un chapitre complet, avec douze questions corrigées.
Un retraitement qu’on ne sait pas défendre devant le vendeur n’est pas un retraitement : c’est une opinion.
Écrit par Michel Y, Ex-Deloitte · Ex-PwC.
Lire un extrait du Volume 1